Risques sexuels

On le sait, la consommation de produits psychoactifs (alcool, cannabis, MDMA…) peut, en diminuant la vigilance, augmenter la prise de risques sexuels. D’où l’importance de mettre à disposition des clubbers du matériel de prévention-RDR facilement accessible.
La base : capotes et gel lubrifiant.

Si vous avez prévu un espace réservé à la consommation sexuelle (BackRoom, LoveRoom, SexRoom, DarkRoom … bref, une Room), assurez-vous que les participant.e.s aient toujours à leur disposition des préservatifs externes et internes, du gel, ou encore des gants à fist.

Ayez à l’esprit que le consentement d’une personne sous produits peut être altéré. Ainsi cette dernière ne sera pas toujours pleinement consciente de ses actes… C’est un point sur lequel vous pouvez mettre en garde les participant.e.s, via par exemple des affiches.

Prévention public gay

Quelques chiffres parlants : les découvertes de séropositivité au VIH chez les hommes gays et bisexuels n’ont pas cessé d’augmenter ces dernières années et en 2014 représentaient 42% des nouvelles découvertes en France. En 2013, 75% des jeunes hommes contaminés, entre 18 et 24 ans sont des gays. Et on constate également ces dernières années une hausse importante des autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST) dans la communauté gay (syphilis, gonorrhée et Chlamydiae notamment).

La prévention de la transmission d’IST reste donc un sujet essentiel pour les gays, et particulièrement les plus jeunes.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à des associations de prévention/réduction des risques.

Prévention public lesbien

Beaucoup de lesbiennes ne se sentent pas concernées par les IST, pensant que les relations sexuelles entre femmes présentent peu de risques de contaminations. C’est une idée fausse qui s’explique en partie par le fait que l’attention a longtemps été focalisée sur le VIH, pour lequel on sait qu’il existe peu de risques de transmission lors de rapports sexuels entre femmes en-dehors des règles. Mais il n’en est pas de même pour les autres IST ! Les lesbiennes et les bies sont autant touchées au cours de leur vie par les IST que les autres femmes.

La soirée peut être l’occasion de diffuser des informations via des documents de prévention. Vous pouvez trouver auprès d’associations des outils de prévention-RDR (brochures d’information, préservatifs, digues…). Et pourquoi pas demander à une association de réaliser une action d’information sur l’événement ?

Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à des associations sensibles aux questions d’orientation sexuelle (Gyn and co, Fières, Checkpoint Paris et bien d’autres).

+ d’info’ :

Prévention public Trans

Si la visibilité des trans a progressé, les discriminations transphobes persistent et favorisent les problèmes de santé.

Selon que le public soit Mt* (Male to) ou Ft* (Female to), selon les personnes et les communautés, les risques ne sont pas les mêmes.

Pouvoir en parler et se faire dépister, c’est la clé du bien-être et de la santé sexuelle.

Pour + d’info’, vous pouvez vous adresser à des associations d’auto-support trans (par exemple : OUTrans, AcceptessT, Chrysalide, Espace Santé Trans, Ouest Trans…).

A chacun-e sa prévention

Aujourd’hui, en matière de lutte contre la transmission du VIH et autres IST, l’accent est mis sur la « prévention combinée », qui permet à chacun de construire sa propre prévention, celle qui lui convient le mieux, selon ses modes de vie et sa sexualité.

La prévention combinée, ou diversifiée, est conçue comme une boîte à outils :

  •  Utilisation du préservatif pour se protéger et protéger les autres. Question capotes vous avez le choix : interne ou externe, avec ou sans latex, perlées ou lisses, avec ou sans réservoir, à la banane ou nature… Idem pour le gel : à base d’eau ou de silicone. Attention à ne pas utiliser de corps gras qui rendent la capote poreuse. N’hésitez pas à consulter les 10 commandements du préservatif.
  • Dépistage régulier du VIH et des IST pour vérifier son statut sérologique. Dépister une infection au VIH permet de mettre en place immédiatement un traitement antirétroviral pour un bénéfice à la fois individuel et collectif : efficaces pour la personne traitée, les traitements permettent aussi de diminuer considérablement les risques de transmission du VIH.
  • Accès au traitement antirétroviral pour les personnes séronégatives au VIH (Traitement post-exposition* après un risque mais aussi PrEP* ou prophylaxie pré-exposition) ; TasP* ou Traitement comme Prévention pour les personnes séropositives pour éviter d’être contaminant(e).

On peut choisir une ou plusieurs techniques de prévention, à des moments différents ou ensemble, en fonction de ses pratiques, de ses envies et de celles de son/sa/ses partenaire(s).

Traitement Post Exposition (TPE)

Vous avez pris un risque ? Pris le plus rapidement possible et au plus tard dans les 48h après le risque,  le TPE réduit considérablement le risque d’être infecté par le VIH. Plus il est pris tôt, plus il est efficace. Pour l’obtenir, se rendre aux urgences de l’hôpital le plus proche ou dans un Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des IST (CeGIDD).

Prophylaxie pré-exposition (PrEP)

La PrEP est une nouvelle stratégie de prévention du VIH.

Il s’agit de proposer à une personne séronégative qui n’utilise pas systématiquement le préservatif lors de ses rapports sexuels et qui a de forts risques d’être contaminé par le VIH, un médicament antirétroviral actif contre ce virus, le Truvada ®, afin d’empêcher le risque de le contracter. Plusieurs essais scientifiques internationaux ont montré l’efficacité de ce nouvel outil de prévention : jusqu’à 99% si la PrEP est correctement suivie.   

Traitement comme Prévention (TASP)

Le TASP fonctionne si la personne séropositive est traitée efficacement, avec une charge virale indétectable, c’est-à-dire que la quantité de VIH a atteint un niveau inférieur au seuil de détection par les tests ; le risque de transmettre le VIH à un partenaire sexuel devient alors extrêmement faible.

L’important est de prendre soin de soi, de sa santé sexuelle, et de faire le point régulièrement, notamment en se faisant dépister pour le VIH, les hépatites et les autres IST.

Vous pouvez faire le point sur vos pratiques, obtenir des réponses à vos questions auprès de professionnels de santé bienveillants et sensibles aux questions d’orientation sexuelle, ou des militants associatifs (par exemple le Checkpoint Paris).