Santé et sécurité en soirée

    Retrouvez dans cette rubrique, les infos sur :

    • les drogues : alcool, tabac, cannabis, MDMA, cocaïne,
    • les risques liés à la sexualité
    • les risques auditifs

    ALCOOL

    Qu’est-ce que c’est ?

    L’alcool est un produit psycho-actif obtenu par fermentation de végétaux riches en sucres ou par distillation.

    Les phases de l’alcoolisation :

    • L’euphorie : état agréable et souvent joyeux. La personne est désinhibée (décomplexée).
    • L’ivresse : état de désinhibition plus avancé et parfois d’excitation. Une personne ivre peut se surestimer, être confuse, avoir des comportements désagréable pour elle et les autres, etc. Physiquement, l’ivresse entraine des troubles de l’orientation (perte de repères spatio-temporelles), une diminution du champ de vision et une baisse de la réactivité.
    • L’hébétude et la léthargie : graves troubles du langage, de la motricité, pertes de réflexes, nausées et vomissements. La personne n’est plus capable de réagir et de contrôler. Attention, cette phase peut déboucher sur un sommeil profond qui peut aboutir à un coma éthylique
    • Coma éthylique : état très dangereux. La personne passe du sommeil profond au coma, sa température baisse. La mort peut survenir par arrêt respiratoire.

    L’alcool perturbe le comportement et peut amener la personne à avoir des comportements à risques : relations sexuelles non souhaitées ou forcées, relations sexuelles non ou mal protégées, comportements violents, accidents.

    Les effets à court terme :

    • une intoxication : vomissements, troubles respiratoires, coma, … décès.
    • la déshydratation de l’organisme qui est à l’origine de maux de tête, fatigue etc.,
    • le refroidissement du corps,
    • la perturbation du sommeil,
    • la prise de poids,

    et à long terme :

    • un impact sur le cœur, les vaisseaux sanguins et le cerveau,
    • l’apparition de cancers, de maladies cardio-vascullaires, des troubles nerveux et psychiques.

    Comment limiter les risques ?

    • buvez en mangeant ou après avoir mangé,
    • alternez les boissons alcoolisées avec des boissons non-alcoolisées,
    • apprenez à connaître et écouter vos limites,
    • sachez poser votre verre et vous arrêter,
    • sachez dire « NON » quand vous ne souhaitez pas consommer,
    • préparez votre retour à domicile et évitez de reprendre le volant.

    Il est important de connaître ses limites et d’apprendre à contrôler sa consommation.

     

    TABAC

    Qu’est-ce que c’est ?

    Le tabac est une plante cultivée dans le monde entier. Il y aurait 4 000 produits dans la fumée de tabac, dont plus de 50 cancérigènes. Un des principaux composants de la fumée est la nicotine, principale responsable de la dépendance et qui possède un effet « éveillant », anxiolytique et coupe-faim. Les produits contenus dans le tabac sont composés d’additifs. On retrouve également le monoxyde de carbone (gaz issu de la combustion prenant la place de l’oxygène dans le sang, et pouvant provoquer un essoufflement), les goudrons (liés à la combustion, et se déposant dans l’appareil respiratoire) et d’autres substances irritantes.

    Effets à court terme :

    Effets à long terme :

    • dépendance physique, psychologique, et comportementale,
    • tolérance au produit,
    • effet psychotonique,
    • effet sur le transit intestinal,
    • perte de poids,
    • nausée, vomissements,
    • augmentation du rythme cardiaque,
    • augmentation de la tension artérielle,
    • essoufflement,
    • altération du goût et de l’odorat,
    • vieillissement accéléré de la peau,
    • coûte cher.
    • augmentation du risque de cancers (poumons et sphère ORL)
    • augmentation du risque de bronchites chroniques,
    • altération des artères,
    • encrassement des poumons,
    • fatigue du cœur.

    Comment limiter les risques ?

    • Diminuez votre consommation. Il n’est jamais trop tard, les effets sont perceptibles presque immédiatement
    • Ne fumez pas à proximité des enfants ou personnes non-fumeurs
    • Faîtes une activité physique régulière et mangez équilibré
    • Vous pouvez  utiliser des substituts nicotiniques (patchs, gommes à mâcher…), renseignez-vous auprès de votre médecin/pharmacien
    • Trouvez une alternative à la cigarette pour supprimer la dépendance comportementale
    • Faîtes-vous accompagner pour programmer l’arrêt du tabac (tabacologue, substituts nicotiniques, cigarettes électroniques, acupuncture, hypnose, sophrologie, …).

     

    CHICHA

    Qu’est-ce que c’est ?

    C’est une pipe orientale à long tuyau flexible (narguilé) dans laquelle la fumée passe par un vase rempli d’eau qui ne filtre qu’une faible part des substances nocives de la fumée du tabac. En inspirant profondément sur le tuyau, le charbon s’active, le tabac se consume et de la fumée se créée pour être inhalée par le fumeur. La quantité de fumée prise avec une chicha est beaucoup plus importante qu’avec une cigarette. Une session de chicha correspond à environ 2 paquets de cigarettes.

    Le tabac adouci et aromatisé utilisé dans les narguilés peut constituer une porte d’entrée dans le tabagisme pour un certain nombre de personnes et représente une source de tabagisme passif pour les autres.

    Les effets recherchés :

    • bien-être,
    • moment convivial,
    • envie de partage,
    • déstresser.

    Effets :

    • essoufflement (car concentration importante de monoxyde de carbone),
    • dépendance,
    • nausée, vomissements,
    • augmentation du rythme cardiaque,
    • augmentation de la tension artérielle,
    • vieillissement accéléré de la peau.

    Comment limiter les risques ?

    • ayez votre propre embout lors d’une session de chicha pour éviter l’exposition à des risques d’infection (herpès, mycoses, hépatites),
    • limitez votre consommation,
    • fumez à l’extérieur, ou aérez la pièce enfumée pour limiter le tabagisme passif,
    • faîtes-vous accompagner pour programmer l’arrêt du tabac (tabacologue, substituts nicotiniques, cigarettes électroniques, acupuncture, hypnose, sophrologie…).


     

    CANNABIS

    Qu’est-ce que c’est ?

    Le cannabis ou chanvre indien, est une plante psychotrope dont le principe actif majeur est le TetraHydroCannabinol (THC). C’est un produit illicite qui peut se présenter sous trois formes différentes :

    • les fleurs et les feuilles (herbe, beuh, etc.),
    • la résine (shit, teuch, etc.),
    • l’huile.

    Les effets recherchés : euphorie, relaxation, effets psychédéliques.

    Effets

    à court terme

    à long terme

          
     

     

    Physiques

    • sécheresse de la bouche et de la gorge,
    • dilatation de la pupille et yeux rouges,
    • augmentation du rythme cardiaque,
    • difficultés de concentration, allongement du temps de réaction,
    • troubles de l’attention,
    • vertiges,
    • baisse de la température corporelle,
    • modification de la perception du temps,
    • perception exacerbée de la lumière et de la musique,
    • motricité réduite.
    • difficultés de concentration, difficultés scolaires,
    • préoccupations centrées sur l’obtention et la consommation du produit,
    • isolement social et perte de motivation,
    • risques pour l’usager et son entourage, liés aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit,
    • chez certaines personnes vulnérables, le cannabis peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques.
       

     

    Psychologiques

    • besoin de parler et de rire,
    • désinhibition,
    • sensation de bien-être,
    • confusion, angoisse, panique et délire sont possibles,
    • troubles de la mémoire,
    • démotivation, perte d’intérêt.

     

    Comment limiter les risques ?

    • renseignez-vous sur le produit que vous allez consommer,
    • lors de la première consommation, ne prenez qu’une petite quantité de produit,
    • entourez-vous de personnes de confiance dans un lieu et un environnement rassurant,
    • évitez de consommer plusieurs produits en même temps,
    • pensez à manger et à boire de l’eau pendant votre consommation,
    • évitez de reprendre le volant,
    • espacez vos consommations,
    • n’oubliez pas de vous protéger (gel lubrifiant et préservatifs).


    MDMA

     Qu’est-ce que c’est ?

    La MDMA ou MD (méthylènedioxymétamphétamine) est responsable d’effets psychoactifs hallucinogènes. Cette appellation est plutôt réservée à la poudre qui se présente sous forme de cristaux généralement blancs. La MDMA ne procure pas d’hallucinations visuelles. Elle a pour réputation d’intensifier l’activité sexuelle (elle peut tout fois empêcher l’érection chez l’homme).

    Les effets recherchés :

    • euphorie,
    • bien-être,
    • sentiment d’amour,
    • envie de partage,
    • sens exacerbés (notamment le toucher).

    Les effets :

    • augmentation de la température corporelle
    • hyperthermie,
    • déshydratation,
    • convulsions,
    • troubles du rythme cardiaque,
    • risques neurotoxiques,
    • toxicité au niveau du foie,
    • BAD TRIP.

    Suite à la prise de MDMA, certaines personnes peuvent être sujettes à des périodes de dépression sévère.

    Comment limiter les risques ?

    • Renseignez-vous sur le produit que vous allez consommer,
    • lors de la première consommation, ne prenez qu’une petite quantité de produit,
    • entourez-vous de personnes de confiance dans un lieu et un environnement rassurant,
    • évitez de gober plusieurs cachets d’ecstasy en même temps,
    • ne mélangez pas la MDMA avec d’autres produits psycho-actifs (notamment l’alcool),
    • évitez d’avoir le ventre plein avant la prise et privilégiez la prise d’un repas énergétique quelques heures auparavant,
    • portez des vêtements amples,
    • buvez de l’eau régulièrement,
    • évitez de prendre le volant,
    • n’oubliez pas de vous protéger (gel lubrifiant et préservatifs).

     

    COCAINE

     Qu’est-ce que c’est ?

    C’est un stimulant qui agit sur le système nerveux central et le cerveau ainsi qu’un anesthésiant. Ce produit se présente sous forme d’une fine poudre blanche et cristalline. Mode de consommation : le sniff, l’inhalation, par injection et plus rarement par ingestion.

    Les effets  :

    • euphorie,
    • sentiment de toute-puissance physique et intellectuelle,
    • indifférence à la fatigue et à la douleur,
    • asséchement des muqueuses ce qui augmente le risque de contamination des IST,
    • troubles du rythme cardiaque, épilepsie, asthme,
    • troubles psychiques (instabilités d’humeur, crises de panique ou de paranoïa),
    • augmentation de l’activité psychique (d’où des insomnies, pertes de mémoires, phases d’excitation),
    • dépendance.

    La consommation de cocaïne par snif et injection, peut entrainer une contamination VIH/Sida et hépatites B et C.

    Comment limiter les risques ?

    • renseignez-vous sur le produit que vous allez consommer,
    • lors de la première consommation, ne prenez qu’une petite quantité de produit,
    • entourez-vous de personnes de confiance dans un lieu et un environnement rassurant,
    • évitez de consommer plusieurs produits psycho-actifs en même temps,
    • si vous sniffez, utilisez une paille à usage unique pour éviter la transmission d’IST,
    • si vous vous injectez le produit, utilisez votre propre matériel stérilisé,
    • limitez votre consommation,
    • buvez de l’eau régulièrement,
    • évitez de prendre le volant,
    • n’oubliez pas de vous protéger (gel lubrifiant et préservatifs).

    Risques SEXUELS

    En soirées, la prise de produits psycho-actifs (alcool, cannabis, MDMA, etc.) peut modifier vos comportements voulus (ou non), (in)conscients et peuvent dans certains cas, aboutir à des prises de risques au niveau sexuel.

    Quels sont ces risques ?

    • La déshydratation : la consommation de certains produits psycho-actifs peut entrainer une déshydratation de l’organisme et plus précisément un assèchement des muqueuses. Chez la femme, cela peut se traduire par un réchauffement et une irritation des muqueuses (sensation douloureuse lors d’un rapport). L’asséchement des muqueuses peut aussi entrainer la rupture du préservatif. Le gel lubrifiant est dans ce cas indispensable lors de chaque rapport sexuel.
    • l’oubli ou la rupture du préservatif : si vous avez pris un risque, il est important d’agir vite (dans  les 48 à 96h). En effet, la prise de risque peut être à l’origine d’une grossesse non désirée et/ou de la contamination au niveau des Infections Sexuelles Transmissibles (IST). Si vous êtes confrontés à ce type de situation, n’hésitez pas à consulter le site de Sida Info Services.un rapport sexuel non souhaité
    • Un rapport non souhaité ou forcé équivaut, au niveau du droit français, à un viol. Si cela vous arrive, présentez-vous au service des urgences de l’hôpital le plus proche de chez vous. Des professionnels vous accompagneront au niveau des démarches médicales et judiciaires. Sachez que vous n’êtes pas seul et que vous êtes la victime de cette situation.

     

    Comment limiter les risques ?

    • Protégez-vous avec des préservatifs (masculins ou féminins, il en existe de toutes les sortes) et du gel lubrifiant,
    • utilisez un contraceptif (n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant pour qu’il vous prescrive un contraceptif adapté),
    • dépistez-vous minimum 1 fois par an et après toutes prises de risques,
    • gérez vos consommations de produits psycho-actifs (n’oubliez pas de vous réhydrater et apprenez à gérer votre consommation).


    Risques AUDITIFS

    Qu’est-ce que c’est ?

    La musique et le bruit peuvent endommager l’oreille s’ils sont consommés de manière inadaptée :

    • Trop fort
    • Trop longtemps (même à faible volume, la musique écoutée trop longtemps peut user les cellules)
    • Dans de mauvaises conditions  (sous l’emprise de substances, les réflexes auditifs sont amoindris et la protection naturelle de l’oreille aussi)
    • De mauvaise qualité (ex :MP3).

    Les effets  (lors d’une exposition inadaptée) :

    • Acouphène : un bourdonnement,  sifflement ou même un tintement ressenti dans le crâne ou dans l’oreille, d’un seul côté ou des deux, dont la durée peut aller de 24h à une vie entière.
    • Perte auditive : perte partielle ou totale du sens de l’ouïe par le biais de la dégradation des cellules ciliées.
    • Hyperacousie : hypersensibilité de l’ouïe à certaines fréquences dont le niveau d’intensité seuil varie d’une personne à l’autre

    Comment limiter les risques :

    Par le biais d’une consommation responsable :

    • Pas trop fort : 85dB maximum
    • Pas trop longtemps : 8heures à 85dB, 2h30 à 90dB, 15 min à 100dB, 5 min à 105dB, sans danger.
    • De bonne qualité : en privilégiant les formats de fichiers non compressés afin de pouvoir les apprécier à un volume raisonnable.
    • En se protégeant : Portez des bouchons d’oreille (diminue d’environ 20 dB) et casque anti-bruit (diminue d’environ 30dB). Les bouchons d’oreille sont efficaces s’ils sont utilisés correctement. Leur mode d’utilisation est simple : il suffit de les écraser entre les doigts et de les introduire dans le conduit de l’oreille. Une fois en place, ils se dilatent et font efficacement écran au bruit. Les aigus sont plus atténués que les graves.
    • Dans de bonnes conditions : en limitant l’exposition à trop fort volume ou trop longtemps sous l’effet de substances réduisant les réflexes.

    En soirée, faîtes des pauses  (10 min toutes les heures  ou 20 min toutes les 2h),
    Évitez de vous coller aux enceintes (c’est l’endroit où le son est le plus dangereux),
    Tenez compte de votre état de fatigue : vos oreilles sont fragilisées lorsque vous êtes fatigué.

    Qu’est-ce que c’est ?

    La prévention et la réduction des risques sont deux concepts complémentaires, issus de la Promotion de la Santé définie dans la Charte d’Ottawa en 1986.

    La prévention

    La prévention consiste en « la construction d’un espace de réflexion et d’action pour renforcer la protection des citoyens face aux facteurs de risques collectifs et individuels de morbidité et pour les inviter à faire des choix responsables et favorables à la santé, dans le respect de leurs libertés et de la loi. » (def. ANPAA)

    La réduction des risques

    La réduction des risques a pour objectif, quant à elle, de « prévenir les risques et réduire les dommages ou méfaits causés par le comportement à risques » (déf. ANPAA).

     

    « Pour la réduction des risques, l’objectif est en priorité de prévenir les dommages occasionnés par les consommations de substances psychoactives. Il ne s’agit pas de s’attaquer à ce qui motive la consommation, mais d’en maîtriser, autant que faire se peut, les effets nuisibles. Il ne s’agit pas de stopper l’addiction mais d’éviter les complications, et de le faire en impliquant l’usager lui-même. » (déf : MOREL A., COUTERON JP. Les conduites addictives. Comprendre, prévenir, soigner. Paris, Dunod, 2008. Page 228.)

    Pourquoi en faire ?

    L’objectif de la prévention et de la réduction des risques est de permettre à un individu de faire des choix éclairés au niveau de sa santé afin qu’il en soit l’acteur.

    Les démarches de prévention – réduction des risques se basent sur le principe de responsabilisation de la population vis-à-vis de leurs consommations et comportements en lien avec leur santé. Ces actions abordent une multitude de thématiques : addictions, sexualité, nutrition, bien-être, etc.

    Sécurité

    En matière de sécurité, quelques conseils de bon sens peuvent être donnés :

    • Proposer aux personnes « en bad » avec certains produits (alcool, cannabis ou autres) de sortir du lieu de fête et d’aller dans un endroit plus calme (si ce n’est pas possible directement, passer par leurs amis). On évite ainsi certains débordements et on protège également la personne de certains risques. Idéalement, une salle de repos avec des personnes formées aux premiers secours (et/ou une infirmière ou une structure de secourisme) devrait accueillir ces personnes
    • Ne pas laisser les personnes complètement ivres à l’entrée sans surveillance et leur demander (ou à leurs amis) de se reposer un peu, de rentrer calmement
    • Interdire d’apporter de l’alcool en soirée
    • Mettre en place un système de sortie définitive (pour ne pas inciter les jeunes à consommer dehors, dans les voitures)
    • S’assurer que la salle dispose d’une autorisation permanente de la direction départementale d’incendie et de secours. Sinon, une autorisation est à demander à la mairie, au minimum, un mois avant la soirée
    • Éviter les contenants en verre afin d’anticiper les risques de coupures (ex : gobelet  réutilisable contre consigne)
    • Être attentif aux banderoles inflammables ainsi qu’aux lumières ou à la sonorisation (qui peuvent tomber et blesser quelqu’un si elles sont mal fixées)
    • Vérifier qu’il y ait des issues de secours, qu’elles soient visibles et ouvrables de l’intérieur
    • Adapter le nombre d’entrées à la capacité d’accueil maximum de la salle
    • Prévoir l’évacuation des fêtards (roulement, espace suffisant) afin d’éviter tout risque de débordement
    • Selon la taille et la spécificité du lieu, prévoir une signalétique adaptée : toilettes, vestiaire, bar, parking, fumoir… (attention, sur l’espace public, l’affichage est soumis à une réglementation : contactez directement la ville)
    • Assurer un accès pour les personnes handicapées : la fête doit être accessible à tous
    • Respecter la tranquillité du voisinage (notamment les nuisances générées par les participants qui sortent fumer sur le trottoir) : une personne de l’organisation ou de la sécurité peut avoir ce rôle dans la soirée
    • Assurer un accès facile et un espace suffisant aux poubelles

    Retrouvez d’autres infos sur la sécurité dans l’étape 6  « Penser à la sécurité« 

    Premiers secours

    Comment réagir en cas de problème ?

    Informer, en amont de la soirée, les services d’urgence les plus proches de son déroulement est souhaitable car ils seront plus réactifs

    • Si le problème relève de troubles à l’ordre public, de débordements mettant en jeu la sécurité des participants, appeler les services de police ou de gendarmerie (17)
    • Si le problème relève de personne(s) ne se sentant pas bien : on fait appel aux équipes de premiers secours présentes (Protection Civile, Croix-Rouge…). Pour plus d’info, rubrique tes obligations et tes ressources
    • S’il n’y a pas d’équipe présente, les organisateurs doivent être capables d’agir. Autrement dit des membres de l’équipe doivent être formés ou connaitre, parmi les fêtards, des personnes qui le sont (ou les solliciter, par annonce micro). Au moindre doute, composez le 15.

    En cas de problème, une méthode simple en 3 étapes  :

    • Protéger : selon la situation rencontrée : établir un périmètre de sécurité/écarter les gens/mettre à l’abri les personnes concernées/faciliter l’arrivée des secours en retirant les objets encombrants/retirer le danger (bris de verre, barre de fer, appareil électrique…)
    • Alerter : soit les équipes présentes sur place, soit les services d’urgence : Samu (15), pompiers (18) et police (17) – [112 depuis un portable].
      L’alerte doit être rapide et claire : adresse précise, nombre de victimes, âge, état, nature du problème, informations complémentaires (prise d’alcool ou d’autres drogues…), gestes effectués…
    • Secourir : des gestes simples peuvent sauver une vie.
      Se renseigner en amont sur l’existence d’un défibrillateur dans les locaux (les équipes de secouristes en étant équipées).

    Prévoir également une trousse de secours à disposition (à laquelle tous les organisateurs doivent avoir accès) : pansements, compresses, couverture de survie, triangle, gilet jaune (si intervention dans la rue), guide des premiers secours, numéros d’urgence, etc. Attention : veiller aux dates de péremption des produits dans la trousse.

  • Risques festifs

    Retrouvez dans cette rubrique, les infos sur :

    • les drogues : alcool, tabac, cannabis, MDMA, cocaïne,
    • les risques liés à la sexualité
    • les risques auditifs

    ALCOOL

    Qu’est-ce que c’est ?

    L’alcool est un produit psycho-actif obtenu par fermentation de végétaux riches en sucres ou par distillation.

    Les phases de l’alcoolisation :

    • L’euphorie : état agréable et souvent joyeux. La personne est désinhibée (décomplexée).
    • L’ivresse : état de désinhibition plus avancé et parfois d’excitation. Une personne ivre peut se surestimer, être confuse, avoir des comportements désagréable pour elle et les autres, etc. Physiquement, l’ivresse entraine des troubles de l’orientation (perte de repères spatio-temporelles), une diminution du champ de vision et une baisse de la réactivité.
    • L’hébétude et la léthargie : graves troubles du langage, de la motricité, pertes de réflexes, nausées et vomissements. La personne n’est plus capable de réagir et de contrôler. Attention, cette phase peut déboucher sur un sommeil profond qui peut aboutir à un coma éthylique
    • Coma éthylique : état très dangereux. La personne passe du sommeil profond au coma, sa température baisse. La mort peut survenir par arrêt respiratoire.

    L’alcool perturbe le comportement et peut amener la personne à avoir des comportements à risques : relations sexuelles non souhaitées ou forcées, relations sexuelles non ou mal protégées, comportements violents, accidents.

    Les effets à court terme :

    • une intoxication : vomissements, troubles respiratoires, coma, … décès.
    • la déshydratation de l’organisme qui est à l’origine de maux de tête, fatigue etc.,
    • le refroidissement du corps,
    • la perturbation du sommeil,
    • la prise de poids,

    et à long terme :

    • un impact sur le cœur, les vaisseaux sanguins et le cerveau,
    • l’apparition de cancers, de maladies cardio-vascullaires, des troubles nerveux et psychiques.

    Comment limiter les risques ?

    • buvez en mangeant ou après avoir mangé,
    • alternez les boissons alcoolisées avec des boissons non-alcoolisées,
    • apprenez à connaître et écouter vos limites,
    • sachez poser votre verre et vous arrêter,
    • sachez dire « NON » quand vous ne souhaitez pas consommer,
    • préparez votre retour à domicile et évitez de reprendre le volant.

    Il est important de connaître ses limites et d’apprendre à contrôler sa consommation.

     

    TABAC

    Qu’est-ce que c’est ?

    Le tabac est une plante cultivée dans le monde entier. Il y aurait 4 000 produits dans la fumée de tabac, dont plus de 50 cancérigènes. Un des principaux composants de la fumée est la nicotine, principale responsable de la dépendance et qui possède un effet « éveillant », anxiolytique et coupe-faim. Les produits contenus dans le tabac sont composés d’additifs. On retrouve également le monoxyde de carbone (gaz issu de la combustion prenant la place de l’oxygène dans le sang, et pouvant provoquer un essoufflement), les goudrons (liés à la combustion, et se déposant dans l’appareil respiratoire) et d’autres substances irritantes.

    Effets à court terme :

    Effets à long terme :

    • dépendance physique, psychologique, et comportementale,
    • tolérance au produit,
    • effet psychotonique,
    • effet sur le transit intestinal,
    • perte de poids,
    • nausée, vomissements,
    • augmentation du rythme cardiaque,
    • augmentation de la tension artérielle,
    • essoufflement,
    • altération du goût et de l’odorat,
    • vieillissement accéléré de la peau,
    • coûte cher.
    • augmentation du risque de cancers (poumons et sphère ORL)
    • augmentation du risque de bronchites chroniques,
    • altération des artères,
    • encrassement des poumons,
    • fatigue du cœur.

    Comment limiter les risques ?

    • Diminuez votre consommation. Il n’est jamais trop tard, les effets sont perceptibles presque immédiatement
    • Ne fumez pas à proximité des enfants ou personnes non-fumeurs
    • Faîtes une activité physique régulière et mangez équilibré
    • Vous pouvez  utiliser des substituts nicotiniques (patchs, gommes à mâcher…), renseignez-vous auprès de votre médecin/pharmacien
    • Trouvez une alternative à la cigarette pour supprimer la dépendance comportementale
    • Faîtes-vous accompagner pour programmer l’arrêt du tabac (tabacologue, substituts nicotiniques, cigarettes électroniques, acupuncture, hypnose, sophrologie, …).

     

    CHICHA

    Qu’est-ce que c’est ?

    C’est une pipe orientale à long tuyau flexible (narguilé) dans laquelle la fumée passe par un vase rempli d’eau qui ne filtre qu’une faible part des substances nocives de la fumée du tabac. En inspirant profondément sur le tuyau, le charbon s’active, le tabac se consume et de la fumée se créée pour être inhalée par le fumeur. La quantité de fumée prise avec une chicha est beaucoup plus importante qu’avec une cigarette. Une session de chicha correspond à environ 2 paquets de cigarettes.

    Le tabac adouci et aromatisé utilisé dans les narguilés peut constituer une porte d’entrée dans le tabagisme pour un certain nombre de personnes et représente une source de tabagisme passif pour les autres.

    Les effets recherchés :

    • bien-être,
    • moment convivial,
    • envie de partage,
    • déstresser.

    Effets :

    • essoufflement (car concentration importante de monoxyde de carbone),
    • dépendance,
    • nausée, vomissements,
    • augmentation du rythme cardiaque,
    • augmentation de la tension artérielle,
    • vieillissement accéléré de la peau.

    Comment limiter les risques ?

    • ayez votre propre embout lors d’une session de chicha pour éviter l’exposition à des risques d’infection (herpès, mycoses, hépatites),
    • limitez votre consommation,
    • fumez à l’extérieur, ou aérez la pièce enfumée pour limiter le tabagisme passif,
    • faîtes-vous accompagner pour programmer l’arrêt du tabac (tabacologue, substituts nicotiniques, cigarettes électroniques, acupuncture, hypnose, sophrologie…).


     

    CANNABIS

    Qu’est-ce que c’est ?

    Le cannabis ou chanvre indien, est une plante psychotrope dont le principe actif majeur est le TetraHydroCannabinol (THC). C’est un produit illicite qui peut se présenter sous trois formes différentes :

    • les fleurs et les feuilles (herbe, beuh, etc.),
    • la résine (shit, teuch, etc.),
    • l’huile.

    Les effets recherchés : euphorie, relaxation, effets psychédéliques.

    Effets

    à court terme

    à long terme

          
     

     

    Physiques

    • sécheresse de la bouche et de la gorge,
    • dilatation de la pupille et yeux rouges,
    • augmentation du rythme cardiaque,
    • difficultés de concentration, allongement du temps de réaction,
    • troubles de l’attention,
    • vertiges,
    • baisse de la température corporelle,
    • modification de la perception du temps,
    • perception exacerbée de la lumière et de la musique,
    • motricité réduite.
    • difficultés de concentration, difficultés scolaires,
    • préoccupations centrées sur l’obtention et la consommation du produit,
    • isolement social et perte de motivation,
    • risques pour l’usager et son entourage, liés aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit,
    • chez certaines personnes vulnérables, le cannabis peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques.
       

     

    Psychologiques

    • besoin de parler et de rire,
    • désinhibition,
    • sensation de bien-être,
    • confusion, angoisse, panique et délire sont possibles,
    • troubles de la mémoire,
    • démotivation, perte d’intérêt.

     

    Comment limiter les risques ?

    • renseignez-vous sur le produit que vous allez consommer,
    • lors de la première consommation, ne prenez qu’une petite quantité de produit,
    • entourez-vous de personnes de confiance dans un lieu et un environnement rassurant,
    • évitez de consommer plusieurs produits en même temps,
    • pensez à manger et à boire de l’eau pendant votre consommation,
    • évitez de reprendre le volant,
    • espacez vos consommations,
    • n’oubliez pas de vous protéger (gel lubrifiant et préservatifs).


    MDMA

     Qu’est-ce que c’est ?

    La MDMA ou MD (méthylènedioxymétamphétamine) est responsable d’effets psychoactifs hallucinogènes. Cette appellation est plutôt réservée à la poudre qui se présente sous forme de cristaux généralement blancs. La MDMA ne procure pas d’hallucinations visuelles. Elle a pour réputation d’intensifier l’activité sexuelle (elle peut tout fois empêcher l’érection chez l’homme).

    Les effets recherchés :

    • euphorie,
    • bien-être,
    • sentiment d’amour,
    • envie de partage,
    • sens exacerbés (notamment le toucher).

    Les effets :

    • augmentation de la température corporelle
    • hyperthermie,
    • déshydratation,
    • convulsions,
    • troubles du rythme cardiaque,
    • risques neurotoxiques,
    • toxicité au niveau du foie,
    • BAD TRIP.

    Suite à la prise de MDMA, certaines personnes peuvent être sujettes à des périodes de dépression sévère.

    Comment limiter les risques ?

    • Renseignez-vous sur le produit que vous allez consommer,
    • lors de la première consommation, ne prenez qu’une petite quantité de produit,
    • entourez-vous de personnes de confiance dans un lieu et un environnement rassurant,
    • évitez de gober plusieurs cachets d’ecstasy en même temps,
    • ne mélangez pas la MDMA avec d’autres produits psycho-actifs (notamment l’alcool),
    • évitez d’avoir le ventre plein avant la prise et privilégiez la prise d’un repas énergétique quelques heures auparavant,
    • portez des vêtements amples,
    • buvez de l’eau régulièrement,
    • évitez de prendre le volant,
    • n’oubliez pas de vous protéger (gel lubrifiant et préservatifs).

     

    COCAINE

     Qu’est-ce que c’est ?

    C’est un stimulant qui agit sur le système nerveux central et le cerveau ainsi qu’un anesthésiant. Ce produit se présente sous forme d’une fine poudre blanche et cristalline. Mode de consommation : le sniff, l’inhalation, par injection et plus rarement par ingestion.

    Les effets  :

    • euphorie,
    • sentiment de toute-puissance physique et intellectuelle,
    • indifférence à la fatigue et à la douleur,
    • asséchement des muqueuses ce qui augmente le risque de contamination des IST,
    • troubles du rythme cardiaque, épilepsie, asthme,
    • troubles psychiques (instabilités d’humeur, crises de panique ou de paranoïa),
    • augmentation de l’activité psychique (d’où des insomnies, pertes de mémoires, phases d’excitation),
    • dépendance.

    La consommation de cocaïne par snif et injection, peut entrainer une contamination VIH/Sida et hépatites B et C.

    Comment limiter les risques ?

    • renseignez-vous sur le produit que vous allez consommer,
    • lors de la première consommation, ne prenez qu’une petite quantité de produit,
    • entourez-vous de personnes de confiance dans un lieu et un environnement rassurant,
    • évitez de consommer plusieurs produits psycho-actifs en même temps,
    • si vous sniffez, utilisez une paille à usage unique pour éviter la transmission d’IST,
    • si vous vous injectez le produit, utilisez votre propre matériel stérilisé,
    • limitez votre consommation,
    • buvez de l’eau régulièrement,
    • évitez de prendre le volant,
    • n’oubliez pas de vous protéger (gel lubrifiant et préservatifs).

    Risques SEXUELS

    En soirées, la prise de produits psycho-actifs (alcool, cannabis, MDMA, etc.) peut modifier vos comportements voulus (ou non), (in)conscients et peuvent dans certains cas, aboutir à des prises de risques au niveau sexuel.

    Quels sont ces risques ?

    • La déshydratation : la consommation de certains produits psycho-actifs peut entrainer une déshydratation de l’organisme et plus précisément un assèchement des muqueuses. Chez la femme, cela peut se traduire par un réchauffement et une irritation des muqueuses (sensation douloureuse lors d’un rapport). L’asséchement des muqueuses peut aussi entrainer la rupture du préservatif. Le gel lubrifiant est dans ce cas indispensable lors de chaque rapport sexuel.
    • l’oubli ou la rupture du préservatif : si vous avez pris un risque, il est important d’agir vite (dans  les 48 à 96h). En effet, la prise de risque peut être à l’origine d’une grossesse non désirée et/ou de la contamination au niveau des Infections Sexuelles Transmissibles (IST). Si vous êtes confrontés à ce type de situation, n’hésitez pas à consulter le site de Sida Info Services.un rapport sexuel non souhaité
    • Un rapport non souhaité ou forcé équivaut, au niveau du droit français, à un viol. Si cela vous arrive, présentez-vous au service des urgences de l’hôpital le plus proche de chez vous. Des professionnels vous accompagneront au niveau des démarches médicales et judiciaires. Sachez que vous n’êtes pas seul et que vous êtes la victime de cette situation.

     

    Comment limiter les risques ?

    • Protégez-vous avec des préservatifs (masculins ou féminins, il en existe de toutes les sortes) et du gel lubrifiant,
    • utilisez un contraceptif (n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant pour qu’il vous prescrive un contraceptif adapté),
    • dépistez-vous minimum 1 fois par an et après toutes prises de risques,
    • gérez vos consommations de produits psycho-actifs (n’oubliez pas de vous réhydrater et apprenez à gérer votre consommation).


    Risques AUDITIFS

    Qu’est-ce que c’est ?

    La musique et le bruit peuvent endommager l’oreille s’ils sont consommés de manière inadaptée :

    • Trop fort
    • Trop longtemps (même à faible volume, la musique écoutée trop longtemps peut user les cellules)
    • Dans de mauvaises conditions  (sous l’emprise de substances, les réflexes auditifs sont amoindris et la protection naturelle de l’oreille aussi)
    • De mauvaise qualité (ex :MP3).

    Les effets  (lors d’une exposition inadaptée) :

    • Acouphène : un bourdonnement,  sifflement ou même un tintement ressenti dans le crâne ou dans l’oreille, d’un seul côté ou des deux, dont la durée peut aller de 24h à une vie entière.
    • Perte auditive : perte partielle ou totale du sens de l’ouïe par le biais de la dégradation des cellules ciliées.
    • Hyperacousie : hypersensibilité de l’ouïe à certaines fréquences dont le niveau d’intensité seuil varie d’une personne à l’autre

    Comment limiter les risques :

    Par le biais d’une consommation responsable :

    • Pas trop fort : 85dB maximum
    • Pas trop longtemps : 8heures à 85dB, 2h30 à 90dB, 15 min à 100dB, 5 min à 105dB, sans danger.
    • De bonne qualité : en privilégiant les formats de fichiers non compressés afin de pouvoir les apprécier à un volume raisonnable.
    • En se protégeant : Portez des bouchons d’oreille (diminue d’environ 20 dB) et casque anti-bruit (diminue d’environ 30dB). Les bouchons d’oreille sont efficaces s’ils sont utilisés correctement. Leur mode d’utilisation est simple : il suffit de les écraser entre les doigts et de les introduire dans le conduit de l’oreille. Une fois en place, ils se dilatent et font efficacement écran au bruit. Les aigus sont plus atténués que les graves.
    • Dans de bonnes conditions : en limitant l’exposition à trop fort volume ou trop longtemps sous l’effet de substances réduisant les réflexes.

    En soirée, faîtes des pauses  (10 min toutes les heures  ou 20 min toutes les 2h),
    Évitez de vous coller aux enceintes (c’est l’endroit où le son est le plus dangereux),
    Tenez compte de votre état de fatigue : vos oreilles sont fragilisées lorsque vous êtes fatigué.

  • Prévention / Réduction des risques

    Qu’est-ce que c’est ?

    La prévention et la réduction des risques sont deux concepts complémentaires, issus de la Promotion de la Santé définie dans la Charte d’Ottawa en 1986.

    La prévention

    La prévention consiste en « la construction d’un espace de réflexion et d’action pour renforcer la protection des citoyens face aux facteurs de risques collectifs et individuels de morbidité et pour les inviter à faire des choix responsables et favorables à la santé, dans le respect de leurs libertés et de la loi. » (def. ANPAA)

    La réduction des risques

    La réduction des risques a pour objectif, quant à elle, de « prévenir les risques et réduire les dommages ou méfaits causés par le comportement à risques » (déf. ANPAA).

     

    « Pour la réduction des risques, l’objectif est en priorité de prévenir les dommages occasionnés par les consommations de substances psychoactives. Il ne s’agit pas de s’attaquer à ce qui motive la consommation, mais d’en maîtriser, autant que faire se peut, les effets nuisibles. Il ne s’agit pas de stopper l’addiction mais d’éviter les complications, et de le faire en impliquant l’usager lui-même. » (déf : MOREL A., COUTERON JP. Les conduites addictives. Comprendre, prévenir, soigner. Paris, Dunod, 2008. Page 228.)

    Pourquoi en faire ?

    L’objectif de la prévention et de la réduction des risques est de permettre à un individu de faire des choix éclairés au niveau de sa santé afin qu’il en soit l’acteur.

    Les démarches de prévention – réduction des risques se basent sur le principe de responsabilisation de la population vis-à-vis de leurs consommations et comportements en lien avec leur santé. Ces actions abordent une multitude de thématiques : addictions, sexualité, nutrition, bien-être, etc.

  • Sécurité / premiers secours

    Sécurité

    En matière de sécurité, quelques conseils de bon sens peuvent être donnés :

    • Proposer aux personnes « en bad » avec certains produits (alcool, cannabis ou autres) de sortir du lieu de fête et d’aller dans un endroit plus calme (si ce n’est pas possible directement, passer par leurs amis). On évite ainsi certains débordements et on protège également la personne de certains risques. Idéalement, une salle de repos avec des personnes formées aux premiers secours (et/ou une infirmière ou une structure de secourisme) devrait accueillir ces personnes
    • Ne pas laisser les personnes complètement ivres à l’entrée sans surveillance et leur demander (ou à leurs amis) de se reposer un peu, de rentrer calmement
    • Interdire d’apporter de l’alcool en soirée
    • Mettre en place un système de sortie définitive (pour ne pas inciter les jeunes à consommer dehors, dans les voitures)
    • S’assurer que la salle dispose d’une autorisation permanente de la direction départementale d’incendie et de secours. Sinon, une autorisation est à demander à la mairie, au minimum, un mois avant la soirée
    • Éviter les contenants en verre afin d’anticiper les risques de coupures (ex : gobelet  réutilisable contre consigne)
    • Être attentif aux banderoles inflammables ainsi qu’aux lumières ou à la sonorisation (qui peuvent tomber et blesser quelqu’un si elles sont mal fixées)
    • Vérifier qu’il y ait des issues de secours, qu’elles soient visibles et ouvrables de l’intérieur
    • Adapter le nombre d’entrées à la capacité d’accueil maximum de la salle
    • Prévoir l’évacuation des fêtards (roulement, espace suffisant) afin d’éviter tout risque de débordement
    • Selon la taille et la spécificité du lieu, prévoir une signalétique adaptée : toilettes, vestiaire, bar, parking, fumoir… (attention, sur l’espace public, l’affichage est soumis à une réglementation : contactez directement la ville)
    • Assurer un accès pour les personnes handicapées : la fête doit être accessible à tous
    • Respecter la tranquillité du voisinage (notamment les nuisances générées par les participants qui sortent fumer sur le trottoir) : une personne de l’organisation ou de la sécurité peut avoir ce rôle dans la soirée
    • Assurer un accès facile et un espace suffisant aux poubelles

    Retrouvez d’autres infos sur la sécurité dans l’étape 6  « Penser à la sécurité« 

    Premiers secours

    Comment réagir en cas de problème ?

    Informer, en amont de la soirée, les services d’urgence les plus proches de son déroulement est souhaitable car ils seront plus réactifs

    • Si le problème relève de troubles à l’ordre public, de débordements mettant en jeu la sécurité des participants, appeler les services de police ou de gendarmerie (17)
    • Si le problème relève de personne(s) ne se sentant pas bien : on fait appel aux équipes de premiers secours présentes (Protection Civile, Croix-Rouge…). Pour plus d’info, rubrique tes obligations et tes ressources
    • S’il n’y a pas d’équipe présente, les organisateurs doivent être capables d’agir. Autrement dit des membres de l’équipe doivent être formés ou connaitre, parmi les fêtards, des personnes qui le sont (ou les solliciter, par annonce micro). Au moindre doute, composez le 15.

    En cas de problème, une méthode simple en 3 étapes  :

    • Protéger : selon la situation rencontrée : établir un périmètre de sécurité/écarter les gens/mettre à l’abri les personnes concernées/faciliter l’arrivée des secours en retirant les objets encombrants/retirer le danger (bris de verre, barre de fer, appareil électrique…)
    • Alerter : soit les équipes présentes sur place, soit les services d’urgence : Samu (15), pompiers (18) et police (17) – [112 depuis un portable].
      L’alerte doit être rapide et claire : adresse précise, nombre de victimes, âge, état, nature du problème, informations complémentaires (prise d’alcool ou d’autres drogues…), gestes effectués…
    • Secourir : des gestes simples peuvent sauver une vie.
      Se renseigner en amont sur l’existence d’un défibrillateur dans les locaux (les équipes de secouristes en étant équipées).

    Prévoir également une trousse de secours à disposition (à laquelle tous les organisateurs doivent avoir accès) : pansements, compresses, couverture de survie, triangle, gilet jaune (si intervention dans la rue), guide des premiers secours, numéros d’urgence, etc. Attention : veiller aux dates de péremption des produits dans la trousse.