Sexualité(s)

En soirées, la prise de produits psycho-actifs (alcool, cannabis, MDMA, etc.) peut modifier vos comportements voulus (ou non), (in)conscients et peuvent dans certains cas, aboutir à des prises de risques au niveau sexuel.

Quels sont ces risques ?
  • La déshydratation : la consommation de certains produits psycho-actifs peut entrainer une déshydratation de l’organisme et plus précisément un assèchement des muqueuses. Chez la femme, cela peut se traduire par un réchauffement et une irritation des muqueuses (sensation douloureuse lors d’un rapport). L’asséchement des muqueuses peut aussi entrainer la rupture du préservatif. Le gel lubrifiant est dans ce cas indispensable lors de chaque rapport sexuel.
  • L’oubli ou la rupture du préservatif : si vous avez pris un risque, il est important d’agir vite (dans les 48 à 96h). En effet, la prise de risque peut être à l’origine d’une grossesse non désirée et/ou de la contamination au niveau des Infections Sexuelles Transmissibles (IST). Si vous êtes confrontés à ce type de situation, n’hésitez pas à consulter le site de Sida Info Services ou à les appeler au 0800840800.
  • Risque de contamination par le VIH/sida : il existe un traitement d’urgence, le TPE (Traitement Post-Exposition), qui a pour effet de réduire le risque de contamination par le VIH en bloquant la réplication du virus entré dans l’organisme. En cas de risque de transmission du VIH (oubli ou rupture de préservatif, etc), vous devez vous rendre le plus rapidement possible aux urgences hospitalières (pour connaître les adresses appelez Sida Info Service au 0 800 840 800), au mieux dans les 4 heures et au plus tard dans les 48 heures. Plus il est pris tôt, plus il est efficace.Ce traitement n’est pas fiable à 100% et peut être lourd et contraignant. Il ne peut donc en aucun cas se substituer à l’utilisation de moyens de protection (préservatifs, etc) et ne doit pas être considéré comme une sorte de pilule du lendemain !

    Suite à une prise de risque sexuelle, il est préférable de venir avec son ou sa partenaire et en cas de séropositivité de celui-ci (celle-ci) de venir avec l’ordonnance de son traitement.

  • Risque de grossesse non désirée : il existe une contraception d’urgence (pilule du lendemain), à prendre le plus tôt possible, son efficacité diminuant avec le temps, au plus tard dans les 72 à 120 h (selon le type de pilule).
  • Un rapport sexuel non souhaité ou forcé équivaut, au niveau du droit français, à un viol. Si cela vous arrive, présentez-vous au service des urgences de l’hôpital le plus proche de chez vous. Des professionnels vous accompagneront au niveau des démarches médicales et judiciaires. Sachez que vous n’êtes pas seul et que vous êtes la victime de cette situation.

Comment limiter les risques ?

  • Protégez-vous avec des préservatifs et du gel lubrifiant

Préservatif, condom ou capote, quel que soit son nom, le préservatif est l’unique moyen de protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST).
Vérifiez toujours l’intégrité de l’emballage, la date de péremption et la norme CE.

Il en existe deux types :

– Le préservatif masculin (ou externe) ;

– Le préservatif féminin (ou interne) : il peut se poser jusqu’à 8 heures avant le rapport sexuel, pour plusieurs rapports avec le même partenaire et protège l’ensemble de la vulve.

Les 10 commandements du préservatif

1. Un préservatif conforme à la norme européenne EN 600 et revêtu du label CE, tu utiliseras. Pour un gage de qualité supplémentaire, tu préféreras un condom également conforme à la Marque NF (norme française).
2. Tes capotes dans leur emballage individuel d’origine, toujours, tu conserveras
3. Dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière directe du soleil, tes capotes tu stockeras.
4. Les instructions figurant sur la notice d’utilisation (ouverture, pose, retrait) du condom, attentivement, tu liras.
5. Jamais un préservatif dont la date de péremption est dépassée, tu n’utiliseras.
6. Une mise en place avec des ongles cassés ou des bagues tu éviteras afin de ne pas détériorer le latex.
7. Jamais deux préservatifs l’un sur l’autre tu ne placeras : le frottement des deux réduit la résistance du latex et accroît les risques de rupture.
8. Si lors de la pose, le condom ne se déroule pas correctement ou est mis à l’envers, tu le changeras.
9. Afin d’être sur de la compatibilité des préservatifs avec les remèdes prescrits ou en vente libre, destinés à être appliqués sur le pénis ou à l’intérieur du vagin, ton médecin ou ton pharmacien tu consulteras : car ils peuvent endommager le préservatif.
10. Toujours un gel ou un lubrifiant à base d’eau ou à base de silicone tu utiliseras : les autres produits notamment la vaseline, les corps gras ou les antiseptiques ne sont pas compatibles avec le latex du préservatif.
  • Utilisez un contraceptif (n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant pour qu’il vous prescrive un contraceptif adapté) : il en existe différents types, à vous de choisir le vôtre !
  • Gérez vos consommations de produits psycho-actifs (n’oubliez pas de vous réhydrater et apprenez à gérer votre consommation).