Audition

« On peut imaginer qu’un jeune d’aujourd’hui aura l’audition d’un senior de 65 ans, dès l’âge de 45  ans.  »
Jean Stanko, président de l’association Journée nationale de l’audition, 2015.

Quelques chiffres
  • Les adolescents écoutent de la musique, en moyenne, 120 minutes par jour.
  • Deux enfants (7-12 ans) sur trois et un adolescent (13 à 19 ans) sur deux déclarent avoir déjà eu des acouphènes ou une hyperacousie. Enquête semaine du son 2016
  • 16 millions de français sont touché par les acouphènes et 4 millions de manière régulière.
  • Le nombre de comportements fréquents ou intensifs d’écoute de musique amplifiée via un casque ou des écouteurs a triplé entre 2007 et 2014.

Sources : Enquête semaine du son 2016Enquête INPES

Quelques définitions
  • Un son = une sensation auditive provoquée par une vibration.

Trois facteurs son nécessaires :
– une source sonore (haut parleur, cordes vocales, instrument),
– un milieu qui transmet la vibration (l’air),
– un organe récepteur (l’oreille).

Trois facteurs définissent un son :
– l’intensité sonore en décibel (dB) à volume,
– la fréquence en Hertz (Hz) à grave, médium, aigus,
– le timbre (subjectif donc pas d’unité de mesure) à voix, trompette, grosse caisse, etc…

  • Un bruit = un son désagréable. C’est une notion subjective.

  • Le décibel : c’est une unité de mesure de l’intensité sonore.

  • Le Hertz : c’est une unité de mesure de la fréquence.

  • Le concept de la dose sonore :  c’est la combinaison de l’intensité sonore (en décibels) et du temps d’exposition.

Les lésions de l’oreille interne sont le plus souvent liées à l’accumulation de doses de son. Autrement dit, dans l’absolu, ce n’est pas l’intensité sonore qui est dangereuse mais le cumul entre l’intensité sonore et la durée d’exposition.

L’audition, qu’est-ce que c’est ?

La musique et le bruit peuvent endommager l’oreille s’ils sont consommés de manière inadaptée :

  • Trop fort,
  • Trop longtemps (même à faible volume, la musique écoutée trop longtemps peut user les cellules),
  • Dans de mauvaises conditions  (sous l’emprise de substances, les réflexes auditifs sont amoindris et la protection naturelle de l’oreille aussi),
  • De mauvaise qualité (ex :MP3).
Les effets  (lors d’une exposition inadaptée) 
  • Acouphène : un bourdonnement,  sifflement ou même un tintement ressenti dans le crâne ou dans l’oreille, d’un seul côté ou des deux, dont la durée peut aller de 24h à une vie entière.

Signe clinique : apparition d’un bruit de type sifflement, grésillement bourdonnement qui n’a pas de source extérieure.

Physiopathologie :
– 80% des cas liés à une perte auditive : une dose de son trop élevée engendre la déconnexion entre la cellule ciliée et le nerf auditif.
– Apparition d’un bruit parasite : c’est l’acouphène.
– Disparition de l’acouphène dans la plupart des cas au bout de quelques heures car fin de l’inflammation.

  • Perte auditive : perte partielle ou totale du sens de l’ouïe par le biais de la dégradation des cellules ciliées.

Signe clinique : faire répéter, lire sur les lèvres, avoir besoin de s’approcher d’avantage de son interlocuteur dans un environnement bruyant.

Physiopathologie : détérioration des cellules ciliées par une dose de son trop importante. Apparition progressive et discrète.

Examen : Audiogramme

  • Hyperacousie : hypersensibilité de l’ouïe à certaines fréquences dont le niveau d’intensité seuil varie d’une personne à l’autre

Signes cliniques : gène, douleurs,  à l’écoute de musiques amplifiée ou de bruits du quotidiens. Difficulté d’acceptation de bruits de forte intensité.

Epidémiologie :
– Le plus souvent elle est secondaire à un traumatisme auditif.
– Touche 2% de la population générale.
– 40% des acouphènes sont accompagnés d’hyperacousie.
– 80% des hyperacousies sont accompagnées d’acouphènes.

Comment limiter les risques ?

Par le biais d’une consommation responsable :

  • Pas trop fort : 85dB maximum
  • Pas trop longtemps : 

 

  • De bonne qualité : en privilégiant les formats de fichiers non compressés afin de pouvoir les apprécier à un volume raisonnable.
  • En se protégeant : Portez des bouchons d’oreille (diminue d’environ 20 dB) et casque anti-bruit (diminue d’environ 30dB). Les bouchons d’oreille sont efficaces s’ils sont utilisés correctement. Leur mode d’utilisation est simple : il suffit de les écraser entre les doigts et de les introduire dans le conduit de l’oreille. Une fois en place, ils se dilatent et font efficacement écran au bruit. Les aigus sont plus atténués que les graves.
  • Dans de bonnes conditions : en limitant l’exposition à trop fort volume ou trop longtemps sous l’effet de substances réduisant les réflexes.

En soirée, faîtes des pauses  (10 min toutes les heures  ou 20 min toutes les 2h),
Évitez de vous coller aux enceintes (c’est l’endroit où le son est le plus dangereux),
Tenez compte de votre état de fatigue : vos oreilles sont fragilisées lorsque vous êtes fatigué.

amplis