Risques liés à la consommation de produits psychoactifs

Lors de vos soirées, assurez-vous qu’il y ait de l’eau fraîche en permanence à disposition des participant.e.s et lorsque cela est possible, pensez à créer un espace de repos.

Il est indispensable de savoir réaliser une première prise en charge en cas d’urgence. Votre rôle est ici essentiel ! Si une personne fait par exemple un bad trip ou un G-Hole, prenez-la en charge en la mettant dans un endroit calme, sous surveillance constante le temps de contacter les secours si besoin. Ayez le réflexe de lui demander le nom du produit consommé et si elle a un échantillon de ce produit pour le montrer aux secours, et /ou de la mettre en position latérale de sécurité si besoin.

Vous pouvez en outre indiquer sur une affiche quelques conseils, infos, par exemple sur les dangers des mélanges et l’importance de connaître son produit. Par exemple : éviter les mélanges de produits ! L’alcool est aussi un produit psychoactif. Ne jamais mélanger GHB/GBL avec de l’alcool…

Dans la top-list des produits les plus consommés lors des soirées, en particulier les soirées gays, on trouve la cocaïne, le GHB et la MDMA.

GHB/GBL

Le GHB/GBL est le plus souvent sous forme liquide, inodore et incolore.

À faible dose il procure sentiment d’euphorie, de relaxation et désinhibition. A plus forte dose, outre l’hyper-sensualité, il agit comme un somnifère.  Les effets se font sentir 10 à 20 minutes après la prise et durent entre 2 à 4 heures.

Attention : surdosé ou/et mélangé avec l’alcool, le GHB peut provoquer des arrêts respiratoires et des comas. Il ne faut boire aucun alcool, même pas un verre, lorsque l’on a consommé du GHB (6h avant, pendant et tant que les effets durent 6h après). Son dosage est très précis, au millilitre et il faut être très prudent sur les quantités prises, et bien sûr, éviter de le mélanger avec d’autres produits.

Pour réduire les risques vous pouvez mettre à disposition des pipettes pour doser le GHB (disponibles auprès des associations) et facilitez l’accès à l’eau fraiche.

Plus d’info’ : GHB/GBL

Cocaïne

Sous forme de poudre, la cocaïne est un stimulant qui provoque une augmentation du rythme cardiaque, de la respiration et de la pression sanguine, avec pour effets sensations euphoriques, impression d’énergie et de puissance intellectuelle.

Attention : l’association avec l’alcool augmente la toxicité et masque l’état d’ivresse. Produit irritant, la coke peut endommager les muqueuses (irritations des cloisons nasales lorsqu’elle est sniffée, saignements, risques d’abcès au point d’injection lorsque qu’elle est injectée).

La descente peut être accompagnée de crampes musculaires, d’un état d’épuisement et de déprime…

Pour réduire les risques vous pouvez mettre à disposition des Roule Ta Paille pour éviter les partages de pailles.

MD

Sous forme de cristaux ou de comprimés souvent colorés, la MDMA ou Ecstazy ou Taz est une substance appartenant à la famille des amphétamines. Ses principaux effets sont la désinhibition, l’empathie, une sensation d’énergie, d’exacerbation des sens, de bonheur et d’euphorie.

Attention : elle peut être coupée par une ou plusieurs molécules. A haute dose et selon sa composition, elle peut provoquer malaises, évanouissements et déshydratation aigüe, mais aussi nausées, anxiété et crises de panique. Les jours suivant sa consommation, sensations d’épuisement et soudaines déprimes ne sont pas rares. Cet état peut durer plusieurs jours.

Evitez de mixer coke et MDMA/ecstasy, les effets de la Coke pouvant masquer ceux de la MD et pousser à la surconsommation.

Pour réduire les risques vous pouvez faciliter l’accès à l’eau fraîche car la MDMA déshydratant, les consommateurs sont tentés de boire de l’alcool et le risque de coma éthylique est donc élevé.

Nouveaux Produits de Synthèse (NPS) et Chem Sex

Méphédrone, 4-MEC, 4-MMC…, voici quelques-uns des NPS. Très nombreux (de nouvelles molécules arrivent sur le marché de façon continue) et peu chers, on peut aisément se les procurer sur Internet. Leur consommation est en constante augmentation, notamment en milieu gay, généralement dans un contexte sexuel (« Chemical sex » ou sexe sous produits) lors de soirées privées.

Leur composition ainsi que leurs effets sont souvent mal connus ; une méconnaissance qui s’accompagne fréquemment d’une absence de réflexes de prévention, de pratiques souvent non ou mal maîtrisées. Les effets diffèrent selon la façon dont le produit sera consommé (sniffé, gobé, injecté…) et le mélange de différents produits peut avoir des conséquences désastreuses, pas vraiment festives !

Pour réduire les risques vous pouvez isoler et surveiller une personne en bad trip, en la réassurant tout en contactant les secours. Connaître le nom du produit consommé sera essentiel pour la prise en charge des secours.

Encart Slam

Le « Slam » désigne la consommation de produits psychoactifs par injection intraveineuse, réalisée dans un contexte sexuel. Le phénomène s’est amplifié avec l’arrivée de nouveaux produits puissants, désinhibant et stimulant  la sexualité.

Le mot anglais slam, qui signifie « claquer », traduit la rapidité et l’intensité des effets ressentis. Cette pratique et les produits utilisés peuvent être très addictifs. Pour certains usagers, il devient difficile au fil du temps de maîtriser les injections et d’avoir une sexualité sans produit.

Il existe des risques élevés de transmission de l’hépatite C via le partage de seringues et du petit matériel de préparation (filtre, tampon, garrot), mais aussi d’Infections Sexuellement Transmissibles (IST), dont le VIH.

La puissance des produits injectés diminue la vigilance et augmente les prises de risques, notamment sexuels.

S’informer et apprendre les bonnes pratiques permet de réduire les risques liés au chemsex, qu’il s’agisse de risques de transmission du VIH, des hépatites et IST ou de risques de surdose ou de conso problématique.

Le Kiosque/Checkpoint Paris, en association avec Aides, a réalisé des outils d’information et de prévention sur le chemsex : Chemsex « injection » et Chemsex « polyconsommation »

Pour réduire les risques

Parque ce l’on ne peut pas toujours empêcher une personne de consommer des produits psychoactifs vous pouvez retrouver sur notre boite à outils quelques conseils à transmettre à quelqu’un qui s’apprête à consommer une substance psychoactive et des conseils et outils en fonction du mode d’administration.

Des questions ?

Aucune question n’est ridicule ! N’hésitez pas à contacter des associations de prévention pour parler de l’ensemble des risques festifs (sexualité, alcool, drogues…), pour parler des questions d’orientation sexuelle, de genre… et faire en sorte que votre soirée soit la plus reponsable possible.