Bien gérer l’alcool

Proposer de l’alcool n’est pas anodin. La responsabilité que vous pouvez avoir en cas d’accident et les risques encourus par les fêtards doivent vous amener à réfléchir sur son offre, ainsi que sur celle des boissons non alcoolisées et de nourriture.
Quelques conseils pour limiter les risques et favoriser les consommations alternatives (à l’alcool).

Distribution de boissons alcoolisées

Attention, on ne peut pas vendre de l’alcool sans autorisation préalable
Travailler sur l’offre alcool en soirée, c’est réfléchir sur les éléments suivants :

Les prix

  • vente à l’unité des boissons alcoolisées. La vente au forfait (contre X euros, j’ai Y boissons alcoolisées), comme les open-bar, sont interdits (loi HPST de juillet 2009)
  • éviter les prix avantageux sur la commande en quantité (mètre de bière, seau…)
  • augmenter le nombre de personnes qui peuvent rentrer en achetant une bouteille (8–10 personnes)

Les types d’alcool

Ne pas prévoir trop de types différents d’alcool pour éviter les mélanges (qui occasionnent plus de dégâts).

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Les quantités d’alcool

  • Le stock d’alcool acheté pour la soirée ne doit pas dépasser le cumul des doses individuelles maximales conseillées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), soit 4 doses standard par personne
  • Prévoir plus de boissons non alcoolisées que de boissons alcoolisées : quand il n’y aura plus d’alcool, les fêtards seront obligés de boire du sans-alcool (cela peut amener un phénomène de groupe de modération)
  • Les barmans utilisent des doseurs

Le bar

  • Éviter de mettre des chaises pour que les fêtards ne s’y attardent trop et puissent profiter de la piste de danse
  • Il est inutile d’installer trop de bars dans la soirée afin d’éviter l’incitation à la consommation et la mobilisation de très nombreux barmans. Inversement un nombre insuffisant de bars peut stresser les barmans et les fêtards
  • Les bars sont tenus par des personnes formées (et encadrées par un « chef de bar » ou un « responsable bar ») qui ne servent pas les fêtards manifestement alcoolisées et arrêtent de servir de l’alcool 2h avant la fin de la soirée (cela permet à chacun d’abaisser son taux d’alcoolémie et de prévoir son retour plusieurs heures avant de partir)
  • Eviter, autant que possible, de manipuler de l’argent au sein du bar. Il est préférable d’installer un guichet dédié afin de prévenir le débordement des barmans et autres désagréments
  • Mettre en place en amont du bar, un système de reconnaissance des mineurs (bracelets ou tampon de couleur à l’entrée etc.) afin de s’assurer de ne pas leur servir d’alcool

L’offre de boissons alternatives

Quelques idées :

  • Faire en sorte que la boisson non alcoolisée la plus chère soit moins coûteuse que la boisson alcoolisée la moins chère
  • Mettre en place un open-soft (les boissons sans alcool sont gratuites tout au long de la soirée) et/ou happy-hour (temps limité durant lequel les softs sont à moindre coût ou gratuits). Des partenariats sont possibles avec des entreprises fournissant ces softs
  • Créer des cocktails sans alcool. Cela peut faire l’objet d’un concours au sein de l’établissement et/ou de l’association
  • Avoir des gobelets/verres plus grands pour les softs que ceux qui contiennent des boissons alcoolisées
  • Mettre gratuitement à disposition de l’eau fraîche (fontaine à eau par exemple) pour favoriser la (ré)hydratation
  • Éviter les boissons énergisantes : mélangées à l’alcool, ces boissons en masquent les effets

Ce type d’action doit être annoncé à l’entrée de la soirée car elles sont très valorisantes pour les organisateurs et intéressantes pour les participants.

L’offre de nourriture

Nous vous conseillons de mettre de la nourriture à disposition des fêtards, ce qui peut constituer une alternative à l’alcool et limiter les effets d’une consommation à jeun.

Quelques idées :

  • Stand de nourriture : sandwichs, gâteaux, etc. qui peuvent être également proposés au bar
  • Distribution de friandises pendant la fête
  • Offre d’un petit déjeuner en fin de soirée

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