Organisateurs et responsabilités

 
« La semaine dernière, un étudiant de 23 ans est mort après avoir bu 25 shooters de vodka en 60 secondes, pendant une soirée étudiante. Un porte-parole de la police rapporte que les organisateurs de la fête seront accusés d’homicide. »

Organisateurs et responsabilités ?  Que dit la loi ?

L’article 121-3 alinéa 4 du code pénal stipule que « les personnes physiques qui n’ont pas causé directement le dommage, mais qui ont créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n’ont pas pris les mesures permettant de l’éviter, sont responsables pénalement s’il est établi qu’elles ont, soit violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, soit commis une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d’une particulière gravité qu’elles ne pouvaient ignorer. »

L’article 221-6 du code pénal ajoute que « le fait de causer, dans les conditions et selon les distinctions prévues à l’article 121-3, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, la mort d’autrui constitue un homicide involontaire puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. En cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, les peines encourues sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende.« 
 

Pour rappel = )

Il est obligatoire de posséder des éthylotests lorsque de l’alcool est vendu
Les open-bars et la vente d’alcool au forfait sont interdits
Les « Happy Hours » sont réglementés
Il est interdit de vendre de l’alcool à des mineurs
Il est interdit de servir une personne manifestement ivre

SAM

Gestion des départs

Nous fêtions hier la Saint Patrick, l’occasion pour nous de revenir sur la gestion des départs en fin de soirée.

4h du matin la fête vient de finir de battre son plein. Problème : plusieurs fêtards hyper alcoolisés tardent à rentrer chez eux. En tant qu’organisateur de la soirée, vous ne savez pas comment gérer leur départ. Comment faire ?

Le maître mot ici, c’est l’ANTICIPATION ! Voici quelques bonnes astuces à appliquer en tant que qu’organisateur de soirée, mais également en tant que fêtard!
A vous de jouer !!

Proposez des bracelets de couleurs afin de distinguer les conducteurs pendant la soirée. Proposez des softs gratuits aux conducteurs / remboursez leurs consommations et/ou entrée en fin de soirée si leur taux d’alcoolémie est nul.

  • Pour les fêtards, désignez un conducteur qui restera sobre et qui s’occupera de ramener tout le beau monde chez soi : #CkiSam !

Proposez aux fêtards de dormir sur place.

  • Pour les fêtards, si vous habitez loin du lieu de fête, prévoyez de dormir chez un de vos amis.

Prévoyez de distribuer des éthylotests aux conducteurs en fin de soirée ! N’hésitez pas à consulter la page « Ressources » de la boite à outils en ligne monte ta soirée.

  • Pour les fêtards, avant de prendre la route, pensez à souffler dans un éthylotest !

Mettez des numéros de taxi ou de société de raccompagnement à disposition des fêtards ou encore des navettes.

  • Pour les fêtards privilégiez les transports en commun, ou faite appel à un taxi pour vous ramener chez vous !

Mettez de l’eau à disposition des fêtards (gratuitement bien évidemment !).

  • Pour les fêtards, hydratez-vous  (et oui… l’alcool déshydrate !).

Proposez un nombre de consommations restreint.

  • Pour les fêtards, sachez dire « stop ».

 

Stupéfiants

Communiquer sur son évènement : stupéfiants Attention aux maladresses !

 

Tout récemment, une association étudiante a jugé bon de faire la promotion de son évènement (via un teaser) en mettant en scène explicitement une consommation de « cocaïne ». L’idée était de communiquer sur un thème de soirée : l’avarice !! En diffusant ce teaser, l’association a en réalité présenté sous un jour favorable un produit classé comme stupéfiant : il s’agit de provocation à l’usage de stupéfiants … mais que dit la loi ?


L’article
L.3421-4 du code de la santé publique interdit la provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants ou de substances présentées comme telles, même si cette provocation est restée sans effet. Ces faits peuvent être punis d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende. Lorsqu’elle a lieu dans des établissements d’enseignement ou d’éducation et plus généralement dans les locaux de l’administration, ou aux abords de ces établissements ou locaux, lors des entrées ou sorties des élèves ou du public ou dans un temps très voisin de celles-ci, la peine encourue est portée à sept ans d’emprisonnement et à 100.000 euros d’amende. Le fait de présenter les stupéfiants sous un jour favorable, y compris par voie de presse, est également punissable d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

 

La communication est un vrai métier, vous êtes prévenu. = )

préservatif

Evénements festifs et risques sexuels

Après quelques verres en soirée vous draguez plus facilement ? Vous êtes plus à l’aise ? C’est peut-être vrai, mais attention lorsque l’on a consommé de l’alcool, le danger c’est de perdre tout contrôle et d’avoir un comportement sexuel à risque.

Les risques ?

  • La déshydratation : la consommation de certains produits psycho-actifs peut entrainer une déshydratation de l’organisme et plus précisément un assèchement des muqueuses et une rupture du préservatif. Le gel lubrifiant est dans ce cas indispensable lors de chaque rapport sexuel.
  • L’oubli ou la rupture du préservatif : si vous avez pris un risque, il est important d’agir vite (dans les 48 à 96h).  Si vous êtes confrontés à ce type de situation, n’hésitez pas à consulter le site de Sida Info Services.
  • Un rapport sexuel non souhaité ou forcé équivaut, au niveau du droit français, à un viol. Si cela vous arrive, présentez-vous au service des urgences de l’hôpital le plus proche de chez vous.

Limiter les risques !

  • Protégez-vous avec des préservatifs (masculins ou féminins, il en existe de toutes les sortes) et du gel lubrifiant,
  • Utilisez un contraceptif (n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant pour qu’il vous prescrive un contraceptif adapté),
  • Dépistez-vous minimum 1 fois par an et après toutes prises de risques,
  • Gérez vos consommations de produits psycho-actifs (n’oubliez pas de vous réhydrater et apprenez à gérer votre consommation).